Récit : Le Sun Way 21 de Philippe

"J'habite au bord l'Atlantique, mais je passe mes vacances en Méditerranée", explique Philippe. "Il me fallait donc impérativement un bateau transportable. Je navigue de Pâques à la Toussaint et je suis basé en Vendée en dehors des périodes de vacances. Je viens de la planche à voile, mais c'est un exercice que l'on pratique seul et j'ai eu envie de naviguer un peu en famille. J'ai franchi le pas il y a quelques années en achetant un pêche-promenade d'occasion que j'ai gardé un an pour goûter un peu au bateau".

"Ensuite, j'ai eu un flirt qui était très agréable et m'a donné beaucoup de satisfactions, jusqu'au jour ou mes enfants m'ont dit que si nous avions un bateau plus grand nous pourrions faire davantage de croisière. J'ai donc acheté un Tonic 23 et, une fois qu'il a été là, mes enfants ne m'ont jamais accompagné... Alors j'ai vendu le bateau pour acheter il y a quelques mois un Sun Way 21 avec lequel je peux sortir seul sans difficulté. En outre, ce bateau est plus facilement transportable que le tonic et n'impose pas une aussi grosse voiture".

"Mon goût pour le transportable relève d'un choix volontaire en fonction d'un métier qui me laisse assez peu de temps disponible. En dehors des vacances, je consacre davantage mes week-ends à la famille et de temps en temps je m'échappe en semaine. J'emporte alors mon pique-nique et pars pour la journée pour pêcher ou me promener. Il m'arrive aussi de faire des escapades vers l'île de Ré, de remonter vers les Sables-d'Olonne. L'île d'Yeu, cela commence à être une expédition! Pour la pêche, de temps, c'est un bateau très pratique car il est bien ouvert sur l'arrière".

"La mise à l'eau d'un bateau comme le Sun Way est relativement facile, je dis bien relativement, car ce n'est pas aussi simple qu'en théorie. il faut acquérir le coup de main et compter deux bonnes heures pour mâter. Je trouve le système livré en série un peu fastidieux à mettre en place, et je vais sans doute faire comme j'avais fait sur le tonic: installer moi-même des jumelles inox au pied de mât".

"J'aime bien mon bateau actuel, il est très vivant par petit temps, ce qui le rend agréable en méditerranée. En Vendée, je suis pratiquement toujours seul à bord mais dans le Midi toute la famille est là, nous sommes cinq et on apprécie le grand cockpit, très adapté pour pique-niquer dans les criques. Cette année, j'ai laissé mon bateau tout simplement au mouillage en ne l'utilisant en famille que dans journée. L'entretien est réduit au minimum, j'habite à la campagne et mon bateau passe l'hiver sur ma pelouse: un nettoyage au karcher, au printemps un coup d'antifouling et c'est terminé. Il s'agit de plus d'un insubmersible; d'une part c'est rassurant, d'autre part c'est économique, et en plus cela donne un bateau extrêmement rigide tout en réservant des volumes de rangement suffisants pour sa taille".

"A budget égal, j'aurais certes pu choisir un bateau un peu plus gros. La remorque représente un élément assez coûteux par rapport au bateau, et pour le prix de l'ensemble, il est certain qu'on peut viser un bateau plus important, mais ce bateau correspond pour moi à un choix délibéré et définitif: je suis un inconditionnel du transportable! Je me suis rendu compte que mon programme personnel et idéal correspondait parfaitement au Sun Way. Une unité plus importante me donnerait des possibilités de croisières plus longues mais me limiterait en même temps à une seule région".

"Par rapport à ce que j'avais avant, je trouve le Sun Way plutôt gitard pour sa taille. Il est assez toilé et j'ai pris l'option grand-voile lattée. Cela lui donne un petit côté sportif qui peut surprendre un peu. J'envisage également des buts de croisière plus lointains. J'emmène mon bateau en Espagne l'année prochaine, et il est certain que si j'avais du temps je pourrais par exemple passer quelques jours en croisière côtière et aller le récupérer plus tard en voiture. Sinon je me verrais très bien partir en Yougoslavie, en Italie, mettre le bateau à l'eau et passer quatre ou cinq jours à bord. À l'époque ou j'avais mon flirt, il m'arrivait de le laisser l'été entier en Espagne, je le descendais fin juin, j'allais le rechercher en septembre et je venais deux ou trois fois huit jours dans l'été.