Les Réglages

Ici, nous allons voir comment optimiser les vos performances sur l'eau !

À éviter…

Les résistances

Le gréement en 7/8

Le gréement en 7/8 ? Ques aco ?

Le gréement 7/8eme est un gréement fractionné, l'étai ne monte pas en tête de mât. il peut y avoir des variantes: il y a des 7/8eme avec ou sans bastaques, avec ou sans pataras, avec bastaques et pataras, avec bastaques sans pataras (plus rare), avec pataras mais sans bastaques. Mais pas de bas-étai, qui n'est d'aucune utilité sur un gréement fractionné.

    Pour résumer:
  • Plus de possibilités de réglages qu'avec un gréement en tête.
  • Des focs plus petits qu'avec un gréement en tête.
  • Un gréement plus performant et plus fragile aussi. Encore que ce dernier point se discute, c’est l’histoire du chêne et du roseau.

Il doit être bien tendu notamment l’étai, les haubans sous le vent doivent rester tendus en navigation, sinon cela voudrait dire que le mat se balade de chaque coté au virement. En navigation au près, et sur chaque amure, depuis le vit de mulet on observe la gorge du mat jusqu’en haut, ce qui permet de bien visualiser le réglage du mat en dynamique

Les voiles

Les tensions de drisse doivent rester raisonnables, la voile est étarquée en conservant de léger plis horizontaux par petit temps jusqu’à leurs suppressions quand le vent monte. Avec trop de tension on défonce ses voiles car on dépasse la limite d’élasticité du tissus.

Les penons sont indispensables pour visualiser l’écoulement autour des voiles.

Le foc

Les pennons sont disposés à 20cm de l’attaque du foc et régulièrement jusqu’en haut.
La dépression sous le vent des voiles développe ¾ de la force propulsive, il est donc impératif que les penons sous le vent restent horizontaux, synonyme d’ un écoulement laminaire, (s’ils montent il faut lofer ou choquer et inverse; s’ils battent, la voile a décroché).
Le point de tire de foc se règle de façon à ce que les penons réagissent identiquement de haut en bas. (en principe la voile est légèrement vrillée car le vent réel est plus fort en hauteur).
Au près, le foc est bien bordé en conservant un jolie creux. Pas de secret : il faut tester cm par cm pour trouver la bonne vitesse au bon cap.
Au fur et à mesure que l’on abat on choque en avançant le chariot pour conserver une tête de foc qui porte.
Quand le vent monte s’il faut diminuer la puissance au près: on borde davantage pour aplatir, on recule le rail de foc pour ouvrir et faire faseyer le haut du foc.

Les +: Effet de plaque, la bavette du foc touche le pont -> pas de fuite sous la bordure du foc due à la différence de pression, ce qui perturbe l’écoulement au bas de la voile.

La grand-voile

Penons à 20 cm de la chute et fixés aux lattes.
Au près, l’écoute de grand-voile se règle en fonction de l’équilibre du voilier. Barre équilibrée, le voilier répond aux adonnantes. Ne pas se laisser perturber si l’attaque de grand-voile est un peu à contre, c’est normal à cause de l’aspiration au vent.
La chute de grand-voile se règle en fonction des penons : horizontaux (le plus haut est difficile). En principe la grand-voile est légèrement vrillée car le vent réel est plus fort en hauteur, on joue avec le hale bas, le chariot, l’écoute.
La bordure de grand-voile se règle d’abord avec un joli creux.
Pas de secret il faut tout tester cm par cm.

Quand le vent monte le voilier devient ardent, gîtard, on privilégie le rendement du foc qui est meilleur que celui de la grand-voile. Il faut commencer par réduire la puissance de la grand-voile afin de maintenir l’équilibre du voilier. On aplati la bordure, puis on choque l’écoute ou on descend le chariot, on cintre du mat afin d’ouvrir la chute et d’aplatir la grand-voile, on prend du hale bas. Puis un ris…, foc de brise…, 2 ris…

Les +: la ralingue de grand-voile dans la gorge de mat supprime la fuite entre mat et voile à coulisseaux (environ 10% de gain).

Le spi

La force vélique étant orienté perpendiculairement à la voile, en montant le spi au vent on la dirige favorablement dans le sens du voilier.
Tangon: point d’amure et point d’écoute à la même hauteur. On baisse le point d’amure au travers et dans la brise pour aplatir le spi.
Bras: border pour exposer au maximum le spi au vent, soit environ le tangon perpendiculaire au vent apparent.
Écoute: choquer jusqu'à ce que l’attaque du spi soit limite faseyant.
Brise: les écoutes passent dans un barber au milieu ce qui permet d’écraser le spi et de bloquer ses mouvements, le voilier est moins volage.
Au largue : si le départ au lof est limite, choquer le hale-bas de grand-voile pour ouvrir le haut, puis l’écoute.

Ta voilure mal orienté, tu remontes au vent comme fumée.