Le Bricolage

Vous avez un problème ? Votre bateau a eu un incident ? c'est ici que ça ce passe !

L'osmose: il ne faut pas s'en faire une montagne, à la longue tous les bateaux en sont victimes. Les transportables sont souvent hors d'eau sur leurs remorques et donc moins touchés. Néanmoins lors des manipulations et du transport, les galets de la remorque fissure le gelcoat. S'il y a osmose, en début d'hivernage creuser les bulles et laisser sécher jusqu'au printemps. Quand les beaux jours sont enfin arrivés, dégraisser à l'acétone et boucher les trous avec du mastique époxy. Si l'on est déterminé, on peut gratter la coque jusqu'au gelcoat (grattoir sandvik), poncer à l'abrasif à l'eau, laisser sécher quelques mois, dégraisser à l'acétone et peindre avec une peinture époxy (rouleau laqueur) pendant une belle journée sèche. Quelques mois séparent ces deux photos du Bahia:

Coque jaunie et tache de rouille: les détachants pour vêtement du supermarché sont efficaces. L'eau de javel diluée pour le plastique du pont élimine les moisissures et le reblanchis. Un bon polish sur la coque lui rend son éclat.

Rainures de coque: creuser si nécessaire pour l'accroche du gelcoat, dégraisser à l' acétone, faire le mélange gelcoat-catalyseur et attendre que l'ensemble s'épaississe car sinon le mélange est trop liquide, appliquer à la spatule, ponçage et recommencer si nécessaire.

Les bandes de couleur faites à la peinture permettent de reprendre les rayures de l'année, les bandes autocollantes peuvent se décoller et les rayures sont irrattrapables.

Antifouling à matrice dure: en phase d’interdiction due à la loi sur l’eau, test en cours…

Voilier couché coque au soleil, c'est facile et rapide, mais maintenant c’est interdit.

Vaigrage: ils finissent par pourrir, on trouve du PVC de décor de salle de bain souple dans les grandes surfaces de bricolage à 10E le m. Penser à garder les anciens vaigrages comme gabarit. Après avoir gratté les surfaces avec une brosse métallique. Le collage se fait de préférence à la néoprène. La néoprène étant une colle contact le collage se fait en une passe, il n'y a donc pas le droit à l'erreur. Pour contourner ce problème: 1-enduire précisément le support avec un léger recouvrement du vaigrage, 2-puis enduire la pièce de vaigrage à poser (par précaution la pièce est découpée avec une bonne marge en rab sur les cotés), 3-on pose la pièce en la faisant déborder de tous cotés (ainsi la partie qui est contact avec le support vierge de néoprène ne se colle pas), 4- découper au cutter les contours de la pièce. On peut enduire la néoprène avec un pinceau plat en prenant soin de bien l'imbiber d'acétone entre chaque passe pour dissoudre la néoprène.

L’intérieur du Bahia refait: vaigrage PVC, étagère, dalle de sol en caoutchouc antidérapant, habillage du puits de dérive en lino.

La dérive: inaccessible quand le bateau est sur la remorque. il suffit de la laisser tomber dans l'eau avant de monter le voilier sur la remorque. Sur le Bahia, je devais refaire le système de fixation de la dérive . On a commencé par déposer le voilier à terre depuis la remorque, ensuite on a progressivement soulevé le voilier à l'aide d'un cric (2T) en le reposant sur des parpaings pleins. Quand la hauteur a été suffisante on a retiré la dérive et travaillé dans le puits.

Pour soulager la dérive en cas de choc: le bout de dérive est bloqué dans un coinceur à mâchoire monté sur un clam-cleat ouvrant. Ca marche !

Les voiles: ne pas les plier mais les rouler, toujours les protéger par un taud du soleil et de la lune qui les cuit, surveiller les ragages, les faire faseyer le moins possible à cause des coutures, ne pas trop étarquer ni dépasser la limite d'utilisation car un tissus qui dépasse sa limite d'élasticité ne revient plus dans sa position d'origine. En qui concerne les taches voir parmi les détachants pour vêtements.

Les + : pour la balade, un foc à ris en tête à faible recouvrement (9m2 arisé à 5m2) permet de naviguer dans toutes les conditions, sans changer de voile d’avant, en conservant un bon rendement au près (par rapport aux enrouleurs). En balade, je n’ai plus que 3 voiles embarquée : foc à ris, grand-voile et spi. En cas de baston je préfère naviguer sous grand-voile seule au bas ris, le voilier est plus facile à maîtriser notamment près du vent.

Au portant, on tangonne le foc avec la gaffe, comme la gaffe est plus courte que la distance mat-étai: le foc empanne tout seul. Pour ce faire: un embout de tangon de dériveur est riveté du coté manche de la gaffe.

Pour changer rapidement de point d’écoute, un vieux truc efficace avec une erse à bouton:

Pour garantir la prise de ris au point d’amure : une élastique maintien l’œillet. Les points d‘écoutes des ris reviennent sur des taquets coinceurs fixés sous la bôme , le point d’écoute se règle en bout de bôme : on peut ainsi tout étarquer depuis le cockpit (sans renvoie compliqués sur le pont). La puissance du Hale-bas peut facilement être doublé par l’ajout d’une poulie simple sur la bôme, le palan d’origine reprend le retour.

Pour réparer les petits accrocs des voiles: on découpe à l'identique 2 rustines de tissu collant (vendu dans les ship), que l'on colle ensuite de chaque coté de l'accroc puis on coud en zigzag à la machine tout le pourtour (sinon les rustines se décollent).

Pour le spi: idem, à défaut du scotch de bricolage.

Les drisses: si elle doivent être changée prendre 1m supplémentaire afin de pouvoir couper 20cm au point de drisse pour décaler les zones de ragage. Préférer les drisses à base de spectra car elles ne s'allongent pas. Les + : marquer la drisse au feutre en avant du coinceur pour signaler quand la voile est hissé, ou pour larguer précisément de la drisse lors d’une prise de ris.

Le gréement: en général il est surdimensionné pour un petit voilier, mais il faut quand même le surveiller car les fréquents démâtages d'un transportable tordent les pièces. S'il y a le moindre doute ne pas hésiter à changer intégralement la pièce, le gréement est un élément vital. Pour le réglage d'un gréement 7/8eme, le gréement se règle d'abord en statique au repos gréement tendu mat vertical, puis en dynamique sous voile, tout le gréement doit rester tendu même sous le vent (avec un oeil au vit de mulet dans la fente on a une bonne vision du réglage), l'étai doit être bien tendu pour un bon cap au près. Le mat: en latéral il doit être vertical, en longitudinal cela dépend du voilier qui doit être légèrement ardent au près pour bien réagir aux adonantes (on bascule en arrière pour être ardent et inverse). Le pataras sert à cintrer le mat pour aplatir et vriller la chute de grande voile quand le vent monte et qu'il faut réduire la puissance. Ne pas oublier de détendre le pataras après chaque sortie pour libérer la tension et reposer l'ensemble.

Accastillage: faire simple et solide (chaque renvoi augmente d'au moins 30% les frottements). éviter ce qui est cher et sophistiqué donc fragile. Les + : Poulies winch pour les écoutes de spi.

Poulie winch.

Anneau à déraper: un gros anneaux inox, qui enfilé le long de la chaîne d'ancre, permet de tirer dans le sens inverse à l'engagement de l'ancre pour la dégager.

Pour supprimer les cadenas: avec un bout fixé à l'intérieur de la porte du coffre renvoyé vers la descente, là un nœud en huit coince le bout dans une rainure.

Filières: quand vous devrez les changer autant mettre de la drisse en spectra, c'est moins cher plus facile à poser et plus solide. Et si on à des petits enfants on peut assurer :

Béquilles: Les béquilles classiques sont particulièrement encombrantes. On peut utiliser occasionnellement le tangon du voilier. Manchonné au milieu, il se démonte en 2 parties puis on emboîte un embout pour la pose et on clips une pièce pour écarter la béquille de la coque :

Le moteur: stockage à l'abri dans le voilier(si possible) pendant la saison. Si hivernage: le faire tourner dans l'eau douce, vidanger l'embase, nettoyer la tête puis un petit coup de wd40, graissage, changement de la bougie. (perso : je n’hiverne plus, le voilier et le moteur fonctionnent toute l’année, c’est plus simple et ça marche mieux).

Un trou amovible pour passer le tuyau de la nourrice rangée dans le coffre.

Winch, poulie, coinceur: le lubrifiant - dégrippant WD40 fait l’affaire, un petit coup une fois l’an.

Les produits: satisfaisant dans leur domaine. Interfill 400 mastique époxy( bouche les éclats du plastique sous la flottaison, solide et étanche), Araldite rapide , Pattex (pour plastique souple annexe), PPU (colle bois), acétone (dégraissant), gelcoat (réparation coque), Néoprenne (colle contact souple caoutchouc), Cycaflex (colle joint souple), résine monocomposant G4 chez Soloplast (pour protéger de l'humidité le bois, ressemble à un verni mais sensible au UV), vitrificateur de parquet pour le bois à l'intérieur, Framéto (antirouille pour la remorque), graisse en bombe( pour les rouleaux),WD40 (dégrippant), lessive Saint Marc, les détachants du rayon vêtement du supermarché. Pour les collages, il est nécessaire de rayer et de dégraisser les surfaces de contact pour l'adhérence de la colle.

Les matériaux: l'inox se trouve chez un ferrailleur, le nylon en plaque. Contreplaqué extérieur dans le bateau, contreplaqué marine dehors, ce sont les champs du contreplaqué qui sont les plus fragiles à l'humidité, il faut bien les isoler avec du G4 par exemple.

Trop fort n’a jamais manqué.